Dijon passe à l’hydrogène : une révolution écologique en marche
Depuis le 24 juin, Dijon a franchi une étape majeure dans sa quête pour un avenir plus vert en inaugurant sa première station de production et de distribution d’hydrogène. Cette nouvelle station, située au nord de la ville, marque le début d’un grand projet visant à transformer le transport urbain et à réduire les émissions de CO2.
La station a été officiellement inaugurée en présence de plusieurs personnalités, dont François Rebsamen, le maire de Dijon, et Marie-Guite Dufay, la Présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté. Cette station est le fruit d’une collaboration entre plusieurs partenaires, dont ENGIE Solutions Hydrogène, IntHy, Dijon Métropole et l’ADEME.
Mais qu’est-ce que l’hydrogène vert ? Contrairement à l’essence ou au diesel, l’hydrogène vert est produit à partir d’électricité provenant de sources renouvelables, comme l’éolien ou le solaire. C’est un choix écologique car il ne génère aucune émission de CO2 lorsqu’il est utilisé comme carburant.

Comment ça fonctionne ?
La station d’hydrogène est équipée de trois pompes qui permettent de faire le plein à différentes pressions, adaptées aux différents types de véhicules. Les bennes à ordures et les bus utilisent une pression de 350 bars, tandis que les véhicules légers, comme les voitures, utilisent une pression de 700 bars.
Faire le plein prend environ 15 minutes pour un bus ou une benne à ordures, et seulement 5 minutes pour une voiture. Les chauffeurs utilisent une carte spéciale pour le paiement, mais bientôt, les cartes bancaires seront acceptées.
Un projet ambitieux
Cette station n’est que le début d’un projet ambitieux. Dijon a prévu d’investir 100 millions d’euros dans le développement de l’hydrogène. Une partie de cet investissement ira à la construction de deux stations : celle-ci et une autre au sud de Dijon, qui sera opérationnelle en 2026.
À terme, Dijon prévoit de mettre en service 22 bennes à ordures et 55 à 60 bus fonctionnant à l’hydrogène. Cela permettra de réduire les émissions de CO2 de 4000 tonnes par an, l’équivalent de plus de 18 millions de kilomètres parcourus en voiture thermique.